Systèmes solaires combinés

L’énergie solaire peut aussi couvrir une partie des besoins de chauffage des bâtiments. C’est ce qu’on appelle un système de chauffage solaire combiné ou SSC. Il fonctionne sur le même principe que l’ECS solaire.

Des capteurs solaires réchauffent un liquide caloriporteur qui va servir à chauffer l’eau (par le biais d’un échangeur thermique) et assurer une partie des besoins de chauffage de la maison. Exigeant des travaux plus lourds à mettre en œuvre, ce système s’adresse plutôt à des logements neufs. Deux techniques différentes sont mises en œuvre :

Le système solaire combiné SSC « classique »

Fonctionnement

Le SSC fonctionne exactement comme l’ECS solaire, sauf qu’à présent, l’eau réchauffée circule dans les radiateurs pour réchauffer la maison. En cela, ce type de système se comporte les mêmes éléments qu’une installation de chauffage central classique. Il faut donc un ballon beaucoup plus grand, les volumes de stockage communément observés allant de 500 à 2 000 litres. De même, la surface des capteurs doit être plus étendue, généralement de 10 à 30 m2. Concernant leur pose, vous avez les mêmes obligations légales que pour l’ECS solaire.

Les risques de surchauffe sont encore plus importants que pour l’eau chaude, car pas question de chauffer votre maison en été ! Du coup, les SSC s’en retrouvent surdimensionnés durant cette saison.

Les propriétaires de piscine s’en servent souvent pour la réchauffer, sinon il faut procéder à des vidanges de capteurs la nuit – une technique appelée « drainback », qui peut se faire automatiquement dès que la température de l’eau du ballon dépasse un certain seuil.

Couverture des besoins

Les SSC couvrent en moyenne de 25 à 65 % des besoins annuels, selon leur dimensionnement, la zone géographique considérée, le degré d’isolation de la maison et le mode de vie de ses occupants. Mais ce sont des systèmes qui connaissent une remarquable amélioration de leurs performances d’année en année.

À la différence de l’ECS où une bonne partie des besoins sont couverts, le système combiné nécessite immanquablement un chauffage d’appoint. C’est d’autant plus vrai que les périodes de grosses demandes correspondent malheureusement aux saisons les moins ensoleillées. Pour le chauffage complémentaire, la plupart des sources alternatives conviennent, mais on lui préférera un chauffage au bois, plus respectueux de l’environnement. Le cas échéant, une chaudière plus classique peut être conservée pour prendre le relais si besoin. Dans 70 % des installations, il s’agit d’un couplage solaire/électrique où une résistance électrique permet de chauffer l’eau du ballon si nécessaire.

Côté montage, il peut s’agir d’un système complètement indépendant de l’installation solaire ou couplé. Dans ce cas, un mécanisme de régulation en gère le fonctionnement suivant l’ensoleillement et les besoins.

Coût et retour sur investissement

L’installation d’une surface de capteurs de 12 m2 avec un ballon de 800 à 1 000 litres d’eau pour une habitation de 120 m2 à chauffer revient approximativement à 15000 €, incluant un système de régulation pour gérer automatiquement le chauffage d’appoint. N’hésitez pas à demander un devis à votre plombier chauffagiste régional Namurois.

Mais attention, grâce au crédit d’impôt près de 6000 € peuvent être récupérés. De plus, un logement qui a plus de 2 ans bénéficiera d’une TVA à 5,5 %. Au final, ce type d’installation ne revient pas plus cher que des installations plus classiques (à performance égale) – à la différence qu’après quelques années, vous ferez de réelles économies.